Un match d’impro ?

Un thème, quelques secondes de réflexion, des comédiens qui, au gré de leur imagination, deviennent des animaux, des monstres à deux têtes, des savants fous, des belles-mères hystériques, des cosmonautes… et enfin un public appelé à voter pour l’équipe qu’il a préférée.

Le match d’improvisation a été créé sous l’impulsion de deux Québécois (Robert Gravel et Yvon Leduc) en 1977, dont l’idée était de rompre avec l’élitisme associé au théâtre. 40 ans plus tard, le succès du match d’improvisation est sans égal.

Le principe est simple : deux équipes s’affrontent par des joutes verbales improvisées. Pour les guider : un arbitre crée des thèmes avec des contraintes de temps, de nombres de joueurs, mais aussi de style (à la manière d’un film d’action par exemple). Lui seul connait ses thèmes. Il les tire au sort, les énonce, puis, après 20 secondes de réflexion (appelé Caucus), l’improvisation commence. L’arbitre peut également siffler une vingtaine de fautes, si l’histoire est mal construite, confuse, hors sujet,…

Le véritable coup de génie des inventeurs de ce concept est la participation du public qui, après chaque improvisation, vote pour l’équipe qu’il a préférée. Le public devient littéralement acteur du spectacle, il vote, mais il peut aussi exprimer son mécontentement en lançant une savate sur l’aire de jeu.

Le public est également sollicité par un maitre de cérémonie. Véritable chauffeur de salle, il comptabilise les points remportés par les équipes à l’image d’un Monsieur Loyal.

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